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14/01/2016

Ne nous laissons pas manipuler !

Les Républicains

Les «commentateurs» politiques commencent l’année par des pronostics et des sondages sur les primaires 2016 et les présidentielles 2017. Selon ces « milieux autorisés »1 les sondages qu’ils commandent donnent trois quart des Français qui ne veulent ni Hollande ni Sarkozy en 2017… Pourquoi nous sort-on ça le 2 janvier alors qu’il y a des choses plus importantes dans l’actualité : les incidents corses, la tentative de meurtre de militaires à Valence, le deuxième camp de migrants à Calais, les hausses diverses de taxes et de tarifs, etc. etc.
Avec une lecture « conspirationniste » on ne peut qu’y voir le travail de sape pour empêcher l’opposition de revenir au pouvoir au terme du quinquennat calamiteux de Hollande. Travail insidieux s’il en est, par les commentateurs (autorisés eux aussi) qui disent comme si ça allait de soi que la droite ne pourrait pas faire mieux que le gouvernement actuel. La comparaison des deux quinquennats prouve pourtant le contraire !
Prenons la croissance qui est la clé de l’emploi : la différence entre la politique de Sarkozy et celle de Hollande est criante ! Quand Sarkozy a été élu (par 19 millions de Français avec 53 % des exprimés) le quinquennat de Chirac avait vu une hausse moyenne du PIB de 1,7 % par an. Elle atteignait 2,4 % la dernière année 2006, et en 2007 les 9 mois de gouvernement de Sarkozy-Fillon ont maintenu cette croissance au même niveau, 2,4 %, En 2008 la plus grave crise financière depuis 1929 a fait tomber la croissance du PIB à seulement 0,2 % et 2009 a été l’année d’une récession de -2,9 % (elle était de -5% en Allemagne et davantage en Italie). Les mesures prises pour soutenir les banques, les revenus et l’économie ont permis de retrouver une croissance de 2 % dès 2010 puis de 2,1 % en 2011.
Hollande élu en mai 2012 (par 18 millions de voix soit 51,6 % des exprimés) prend des mesures qui paralysent les entrepreneurs et font fuir les plus riches (en Belgique, en Suisse…), l’économie s’enraye et la croissance tombe à 0,2 % sur sa première année de présidence et elle restera à ce niveau (0,7 % en 2013, à nouveau 0,2 % en 2014). Manifestement Hollande a cassé la croissance économique en étouffant les entreprises sous les impôts, les contraintes administratives, en réduisant les aides aux familles (quotient familial, aide aux emplois à domicile, etc.), en taxant ceux qu’il n’aime pas : les riches.
L’économie cassée, l’inversion de la courbe du chômage devient la première et la plus grave des promesses non tenues par Hollande, devant celle du combat contre l’ennemi sans visage « la finance »…
Politique internationale : Sarkozy a secoué l’Europe en 2008 pour empêcher l’écroulement du système bancaire européen, et au niveau mondial il a convaincu les 20 chefs d’État les plus importants de constituer le G20 pour apporter à la crise mondiale une réponse mondiale coordonnée. Hollande a été secoué par l’Europe parce que sa gestion des finances publiques ne respectait pas le pacte de stabilité.
Au passage on avait critiqué Sarkozy d’avoir élaboré un nouveau traité européen à peu de chose près équivalent à celui que les Français avaient refusé par référendum. Mais Hollande qui s’est fait élire en claironnant qu’il ne le signerait pas au nom de la France, qu’il le renégocierait, a menti sur cette promesse aussi (la seule qu’il ait tenue est le mariage homosexuel).
On nous dit que Hollande a pris la dimension de chef de guerre. Mais il ne faut pas 
oublier le rôle de Sarkozy pour le sauvetage de Bengazi avec Cameron et l’Otan. Hollande a continué sa part compte tenu des circonstances comme au Mali mais il a malheureusement (avec Fabius) rompu les liens historiques de notre pays avec la Russie. Il a aussi cassé les liens de confiance et d’amitié avec l’Allemagne dans l’UE…
Hollande s’enorgueilli de la COP 21 mais il n’a fait que l’accueillir, elle était construite depuis la COP 20 et les 195 chefs d’État se devaient d’y être. Rien à voir avec le G 20 que Sarkozy a monté comme il avait commencé à construire l’EuroMed…
Protection sociale : dès le début de son mandat Sarkozy a ouvert le débat sur la TVA sociale ou anti délocalisation, erreur de présentation mais véritable solution pour un prélèvement social sur la consommation finale pour le financement de la protection sociale. À l’époque la gauche (Fabius) s’en est saisie entre les deux tours des législatives ce qui les a fait « perdre » à Sarkozy qui a clos le débat. Réintroduite en fin de quinquennat, Hollande l’a supprimée dès son arrivée… Résultat il y revient maintenant parce que ses conseillers ont enfin compris de quoi il s’agit, et le bon peuple dira « il a fait ce que Sarkozy n’a pas fait », un comble de cynisme et de magouille…
Sarkozy avait promis le relèvement de 25 % des minimas sociaux, il l’a fait. Hollande n’a eu de cesse de réduire les prestations et aides diverses aux familles, aux étudiants, aux emplois à domicile etc. À chaque fois le même argument : ces dispositions sont injustes on va les remplacer par des mesures plus justes qui évidemment excluent les fameux « plus de 4.000 € par mois », ces riches que Hollande n’aime pas et qui voient disparaitre les unes après les autres les prestations universelles auxquelles ils avaient droit …
Sarkozy avait supprimé la gratuité totale des soins de santé aux immigrés en situation irrégulière, la fameuse Aide médicale d’Etat ; Hollande et Touraine l’ont immédiatement rétablie en 2012 ce qui fait que des clandestins sont mieux traités que certains retraités ou certains travailleurs pauvres…
Retraites : Sarkozy, Fillon et Woerth ont mené une réforme2 qui a repoussé de deux ans l’âge légal de départ et confirmé la convergence des régimes fonctionnaires et particuliers avec le régime général. Ils ont pris en compte de la pénibilité au travers des incapacités physiques établies. Hollande dès son élection a supprimé cette modalité d’application simple et l’a remplacée par une usine à gaz que les PME et les TPE sont incapables d’appliquer : la pénibilité des tâches !
Sécurité, justice : Sarkozy a durci les peines (peines planchers, rétention de sûreté pour les crimes sexuels…) et avait engagé un programme de construction de prisons pour faire disparaitre la surpopulation carcérale et permettre l’application des peines prononcées ainsi que la rénovation des plus anciennes prisons dénoncées chaque année comme indigne du pays « des droits de l’Homme ». Hollande et Taubira ont annulé ces programmes et opté pour le vidage des prisons au motif qu’elles seraient une source de récidive et de criminalité… Résultat, les petits délits des caïds de banlieues qui empoisonnent la vie quotidienne des habitants ne sont plus sanctionnés, les violences urbaines sont en augmentation (cambriolages, à l’arraché, etc.) et les habitants votent FN car ils en ont assez !
On peut allonger encore la liste des différences entre les deux quinquennats, elle atteste qu’il y a un monde entre la politique de droite qui libère l’initiative, la productivité, la création d’emplois et qui encourage le travail plutôt que l’inactivité, et la politique socialiste qui consiste à arroser tous azimuts ceux qui réclament, avec de l’argent que l’État n’a plus c’est-à-dire avec une hausse des impôts des catégories moyennes qui n’en peuvent plus ! Et qui vont aussi de plus en plus voter FN !
Mais c’est sciemment que les « milieux autorisés » présentent le rejet de Sarkozy et de Hollande par les Français sans dire un mot de ces différences de contexte ni de la réalité de leurs bilans respectifs. C’est pour faire élire Hollande, parce que d’ici 2017, il y aura sans doute d’autres drames terroristes et que ça lui profitera, comme lui ont profité janvier 2015, novembre 2015, alors qu’il aurait fallu lui demander des comptes sur son attente et l’inaction de son gouvernement entre les deux attaques terroristes ? La droite avait demandé dès janvier l’état d’urgence et l’assignation à résidence des fichés « S », pourquoi a-t-il fallu attendre les 130 morts de novembre ? La deuxième vague d’attentats aurait sans doute été évitée si dès la première il avait fait ce qu’il a décidé après la deuxième…
Ce n’est pas non plus un hasard, si « les mêmes milieux autorisés » essaient de faire croire que Juppé aurait le soutien d’une majorité de Français, essaient de parler de rajeunissement en mentionnant NKN (la pauvre victime du président des Républicains pour délit d’opinion…) et Le Maire… En gros tous sauf Sarkozy, TSS !
La machine anti droite s’est mise en route : affaiblir la droite pour avantager le candidat « socialiste ramasse tout à gauche et écolos », aborder les débats qui servent Marine Le Pen pour qu’elle soit au deuxième tour et que la droite soit obligée sous l’impulsion des mous de la droite et du centre de voter candidat de gauche, le retour de 2002 à l’envers.
Cela nécessite que nous soyons plus unis que jamais, que nous ne revoyons les petits meurtres entre amis qui ont fait perdre Dominique Reynié (les Carayon, Grand et acolytes)…
Cette conclusion pourrait constituer nos vœux de la fédération Les républicains 09.
1 Coluche : Les milieux autorisés, c’est des endroits où y a des mecs qui viennent pour s’autoriser à penser.
2 La gauche a alors lancé les attaques les plus basses contre Eric Woerth par l’entremise de Mediapart et des associations type Anticor qui sont en réalité des associations de basses œuvres socialistes.

       Les Républicains 09